J’avais envie de poser ces mots ici, sur mon blog, de partager avec vous. Car je sais que je ne suis pas seule à vivre ces moments parfois difficiles et que de le lire peut faire du bien . Un article écrit en plusieurs fois je l’avoue, car je n’arrive pas à prendre le temps de me poser à l’ordinateur ces derniers temps, mais aussi parce que les mots viennent petits à petits. 

Poupette à quelques jours de vie

Tout a commencé comme ça

Voilà maintenant 4 ans que je ne dors plus beaucoup . Cela à débuter lors de ma première grossesse, lorsque j’étais enceinte de Poupette. Une grossesse qui c’est bien déroulée dans l’ensemble, mais j’étais très angoissée, stressée, et coincée par ma sciatique . Le fait d’être rapidement immobilisée m’avais un peu attaqué le moral et je crois bien que les journée tv ne m’ont pas aider à passer de bonne nuit. Et les déplacements de Chouchou (mon mari) , n’aidaient pas non plus à ma tranquillité. Mes nuits se résumé à 2h consécutives, puis un peu le matin mais rien de folichon.

Puis Poupette est née. Un bébé tranquille les premiers jours , qui très vite, la pauvre a souffert de régurgitation, reflux et coliques. Une petite fille très fusionnelle avec moi, ayant un énorme besoin de succion, de peau à peau, de portage.

Nous avons fait le choix de l’installer en cododo. Une expérience que j’ai adoré vivre et qui nous convenait à tous les 3 jusqu’à ses 4 mois et demi. Me sentant proche d’elle, sentant le lait, Poupette en était rendu à se réveiller toutes les heures voir plus. C’est alors que j’ai prit la décision de la mettre dans sa chambre car j’avais la sensation que c’était ce que nous avions besoin . Effectivement les nuits se sont un peu apaisée à ce moment là. Elle dormait 3-4h de suite puis finissait avec nous si elle ne parvenait plus à se rendormir.

Poupette n’a jamais eu de réel soucis de sommeil lors des siestes. Dès 6 mois d’ailleurs , elle savait nous montrer le chemin de sa chambre pour se reposer.

Mais les endormissements du soir, aussi loin que je m’en souvienne, ont toujours été un moment particulier pour elle, pour nous. Bien sûr nous avons heureusement des périodes de répit, où elle est certainement plus rassurée , mais finalement cela reste rare sur les 3 ans et demi passés.

Et il en est de même pour les nuits…

N’en déplaise aux personnes qui mettaient les nuits chaotique de la miss sur le dos de mon allaitement long (17 mois) , même lorsque cette belle aventure a prit fin pour nous, très naturellement pour nous deux d’ailleurs, les nuits n’ont pas changé. Elle nous a souvent réclamé des biberons la nuit car elle avait réellement faim (je vous parlerais de l’alimentation une prochaine fois), cela ne suffisait pas à l’aider à dormir complétement. Et encore aujourd’hui elle a se besoin de venir se rassurer auprès de nous, comme pour vérifier que nous sommes bien là .

Titibout à la maternité

Puis ça continue comme ça

A la naissance de son petit frère , les nuits “complètes”, se sont fait plus nombreuses. Puis est venu le temps du confinement … Et là les angoisses et tout ce moment difficile qu’elle a vécu comme de l’enfermement, l’éloignement avec ceux qu’elle aime a tout chamboulé . Depuis nous avançons sur des œufs. Chaque endormissement avant 1h du matin est une victoire pour nous. Chaque nuit où elle ne se relève pas est une fierté pour tous. Oui c’est dur, oui je suis épuisée, oui je dois certainement mal faire quelque chose car elle ne parvient pas à se rassurer complétement, mais je garde confiance en elle. 

Rajoutons à cela maintenant le sommeil de notre petit Titibout d’un an maintenant . Ses nuits étaient de 5h de suite jusqu’à ses 4 mois environ, mais depuis , il se réveille toutes les heures, ou toutes les 2h. Pour le moment, que ça soit pour les siestes ou la nuit il ne parvient pas à s’endormir seul. 

C’est alors que j’entends fréquemment cette phrase qui résonne en moi, “mais comment tu fais pour tenir ?”.

Mes deux Loulous cet été lors d’une sieste

Et moi dans tout ça ?

Pour ceux qui me suivent vous savez que j’ai fait le choix de prendre un congé parental. Alors même si je ne me repose pas vraiment le reste de la journée, je me pose rarement pour une sieste, mon rythme est plus tranquille que si je devais bosser. Mais même lorsque je travaillais à temps plein et que nous avions que Poupette, les nuits n’étaient pas plus calme. Bien sûr qu’il y a des nuits plus sereine et heureusement. Je sais qu’à 15 ans ils dormiront !

Ces dernières semaines j’ai été peu présente sur le blog, mes réseaux, car pour la première fois je crois que j’étais arrivée au bout de mes “réserves”. Je crois que le terme épuisé est celui qui me décrivais le mieux. physiquement , moralement. Car pour ma part l’un ne va pas sans l’autre. J’ai pris du temps pour souffler, du temps que pour moi , et petit à petit la fatigue revient plus supportable je dirais. 

Et les enfants doivent le ressentir. Les nuits semblent s’apaiser un peu. Voilà presque 1 semaine que Poupette ne c’est pas relevée la nuit et Tititbout ne fait plus qu’un ou deux réveils par nuit. Nous avons également installé Poupette dans la même chambre que son frère, car sa plus grande angoisse été de dormir seule. Depuis que son lit et dans la même pièce que lui, elle s’endort plus paisiblement, et vers 21h30 au lieu de 1h du matin….

Et l’EJE que je suis ferais quoi ?

Mais encore une fois , mon métier d’éducatrice de jeunes enfants résonne souvent dans ma tête dans cette situation. Pour ceux qui ne l’on pas lu, je vous invite à lire mon article sur mon ressenti de maman et professionnelle de la petite enfance, car il fait écho à celui ci.  Moi qui dans l’exercice de mon métier est amenée à conseiller les parents, les guider, les aider, les écouter, les soutenir dans des soucis de sommeil de leur enfants. Je ne parviens pas moi même à résoudre ce que je vis. Et encore une fois, comment je pourrais retourner travailler et réaliser mon travaille dans de bonnes conditions, tant que moi même je ne suis pas assurer de vivre tout ça complétement sereinement ? Encore une situation qui me conforte dans mon choix de congé parental, le choix d’être avec mes enfants , d’être là pour eux. Certain dirons que c’est surement que je suis trop collée à eux ou eux à moi que cela se passe, mais pour moi la solution n’est pas si simple.

Je n’ai pas fait cet article pour me faire plaindre, pour m’apitoyer sur mon sort bien loin de moi cette idée. Mais bien pour casser cette image des réseaux et autre endroit où on lit des récits de “mère parfaite”, où tout est beau , tout est rose, de livres de recettes miracles pour faire dormir les enfants.

Donc oui je dors peu, oui je traverse une période de grande fatigue, mais non je ne regrette pas d’être à l’écoute de mes enfants et je suis heureuse d’être là pour eux. Et je sais que bientôt on ne s’en souviendra même plus !!

Avez -vous traversé des moments difficiles de sommeil avec vos enfants ou ceux que vous accueillez ?

11 réactions au sujet de « Histoire sans sommeil . »

  1. C’est un article émouvant je dois dire. Merci de partager tout ça et ce surtout alors que ce n’était pas facile pour toi de l’écrire !
    Comme tu le dis au début, ça peut aider d’autres personnes. Ce sont des choses dont on ne parle pas assez souvent donc avoir un témoignage comme celui-ci est vraiment important je trouve.
    Je suis pleine d’admiration quand je lis ce parcours difficile. Malgré toutes ces difficultés tu as pris d’excellentes décisions !
    Pour tout ça, j’espère que l’on t’as déjà dis que tu peux être fière de toi !
    Bon courage pour ces temps à venir qui ne seront peut-être pas bien marrants compte tenu de la situation actuelle.

  2. Coucou
    On a pas trop de problème avec le sommeil ici. Mais travaillant en crèche certains parents n’ont pas cette chance

  3. Ce doit être compliqué effectivement, mais tu n’es pas la seule, beaucoup de mamans sont dans le même cas que toi ! Est ce que les enfants ressentent notre stress de nos vies souvent speed ? Bon courage et gros bisous aux loulous

    1. Pourtant pour ma part je suis à la maison avec eux. Du coup ils ont du temps pour profiter avec moi

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